13 juillet 2025

Pierre ROEDER soutient Denis ROBERT

Pierre ROEDER
Journaliste au Républicain Lorrain
Service reportage.



Je connais Denis Robert depuis plus de vingt ans. Je connais son travail journalistique depuis ses débuts à "Libération." J'ai adoré ses enquêtes sur quelques grandes affaires criminelles, j'ai suivi et respecté ses investigations, parmi les premières, sur les dérives financières du monde politique français. Denis Robert s'est, très tôt, attaché à expliquer les mécanismes financiers qui rendent la corruption possible. Ses livres sur Clearstream participent, selon moi, à cette approche aux vertus pédagogiques à l'usage de citoyens qui ont un droit d'information sur ce monde opaque de la grande finance. Démanteler, même avec quelques inexactitudes, compte tenu des difficultés d'une investigation en solitaire face à des institutions surpuissantes et difficiles d'accès, relève de la mission la plus noble du journalisme, profession aujourd'hui gangrénée par la complaisance.

J'ai lu puis la , à aucun moment je n'ai eu le sentiment que Denis Robert évoquait un complot planétaire piloté par Clearstream. Il propose de décoder un système inconnu du grand public et lève un coin de voile sur ces chambres de compensation, dont Cleartream, passages obligés d'une large majorité des transactions internationales.

Claerstream n'a pas été créée pour l'argent sale mais elle peut en être l'instrument, voire la vicitme. C'est ainsi que j'ai reçu le message des livres de Denis Robert.

Je ne comprends pas les efforts que déploient aujour'd'hui Clearstream pour "abattre" ainsi un journaliste sous prétexte que quelques erreurs se sont glissées dans une enquête si fastidieuse.

Si les actions judiciaires entreprises par Clearstream contre Denis Robert devaient constituer une stratégie pour briser le pot de terre , mon jugement sur la chambre de compensation luxembourgeoise serait terriblement plus sévère. Car le vrai scandale est là, dans ces procédures à répétition et à armes si inégales. Et ce d’autant plus que dans son dernier livre, “Clearstream l’enquête”, Denis Robert a démontré, le premier, que la chambre de compensation luxembourgeoise n’avait pas été pénétré informatiquement. Donc que les fameux listings qui occupent tant l’espace médiatique français depuis deux ans, étaient des faux.

Pierre ROEDER


1 Comments:

Anonymous Dali said...

Bonjour

Un petit bonjour en passant

12:14  

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